Culture : podcasts, documentaires, expositions
"Adoption internationale, un scandale planétaire", 12 novembre, Arte
Le film documentaire Adoption internationale : un scandale planétaire est diffusé sur Arte à partir de ce mardi 12 novembre. Vous pouvez le retrouver ici. Il s'appuie en partie sur l'étude historique sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale que les historiens Yves Denéchère et Fabio Macedo, conseillers historiques pour ce film, ont publié en 2023 sur HAL SHS. Adoptés dans l’enfance à l’étranger, ils se démènent aujourd’hui pour retrouver leurs parents biologiques, dont ils ont été séparés dans l’illégalité. Une enquête glaçante sur les dérives criminelles d’un lucratif commerce et les failles dans la protection des droits des mineurs. Trentenaires ou quadragénaires, ils sont des milliers, adoptés dans l’enfance à l’étranger, à réclamer la vérité. Certains ont été volés à leur mère au Chili sous la dictature de Pinochet ou en Corée du Sud, précurseur de l’adoption internationale dès les années 1950 – jusqu’à la décennie 1980, la moitié des enfants adoptés à l’étranger dans le monde en étaient originaires. D’autres sont nés de femmes mises enceintes et séquestrées dans des "fermes à bébés" au Sri Lanka, avant d’être vendus. Parfois, leur visa a été falsifié, leur date de naissance ou leur nom, modifié, rendant leur quête pour retrouver la piste de leur filiation aussi douloureuse qu’éprouvante. Un peu partout, ils se heurtent au silence des administrations et à l’inertie de la justice lorsqu’ils se risquent à demander des comptes. Trafics d’enfants Si, dans l'imaginaire collectif, l'adoption internationale évoque des enfants abandonnés dans les orphelinats de pays pauvres, nombre d’entre eux ont en réalité été séparés de leurs parents biologiques de manière irrégulière, voire illégale, avec la complicité des autorités des pays d’origine. Grâce aux actions menées par ces adoptés devenus adultes, le film met au jour les abus systémiques perpétrés depuis des décennies, et soulève la responsabilité des pays adoptants. Afin de répondre au désir d’enfant de couples infertiles, l’adoption internationale, véritable marché depuis les années 1980, demeure un monde opaque dont profitent en toute impunité des criminels. Malgré la convention de La Haye sur la protection des enfants – signée ou ratifiée par une centaine d’États depuis 1993 –, et la coopération en matière d’adoption censée l'encadrer, des investigations journalistiques ont révélé ces dernières années la survivance de pratiques sordides – bébés volés, faux orphelins, pressions sur les mères, documents falsifiés – qui favorisent le trafic d’enfants. Nourrie de rappels historiques, d’éclairages apportés notamment par l’universitaire Yves Denéchère, coauteur d’un récent rapport *, et Emmanuelle Hébert, cofondatrice de l’association Réseau des adopté·es à l’international en France (RAIF), ainsi que de témoignages poignants, une enquête glaçante sur les dérives d’un lucratif commerce et les failles persistantes dans la protection des droits des mineurs. * Étude historique sur les pratiques illicites dans l'adoption internationale en France, coécrite avec Fábio Macedo, en accès libre sur https://univ-angers.hal.science/hal-03972497v1
"Les enfants de Madame Massu", de Maxime Ruiz et Stéphane Bihan
Ce film raconte l'histoire hors du commun d'enfants pris dans le tourbillon de l'Histoire. Recueillis et transférés en France par Suzanne Massu, la femme du célèbre Général, des petits Algériens, enfants de la guerre, ont dû tout abandonner pour devenir de "vrais Français". Des ruelles de la Casbah aux vallées du Béarn, Daniel, Francis, Frédéric nous dévoilent leurs histoires. Enfants de là-bas, adultes d'ici, comment ont-ils construit leurs vies en France ? Qu'ont-ils transmis à leurs enfants ? Que penser aujourd'hui de l'action de Suzanne Massu ? A retrouver sur France.tv, en replay jusqu'au 20/03/2026
"Les enfants peuvent-ils parler ?", une série documentaire de l’émission LSD sur France Inter
Pour LSD, Clémence Allezard s'interroge sur la place des enfants dans la société. Entendre l’ampleur des violences subies et le peu d’espace accordé à leur parole. L’enfance est-elle une classe dominée ? À nous d'être “bien sages”… et d’écouter. Avec la participation notamment de l'historienne Véronique Blanchard et un 3ème épisode intitulé "Le droit à l'innocence" qui réfléchit à la parole et au traitement des enfants des quartiers populaires et des anciens enfants placés dans notre société. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-les-enfants-peuvent-ils-parler
"Mauvaises filles", un podcast d’Emérance Dubas sur la RTBF
La série documentaire radiophonique Mauvaises filles, des récits de soi d'Emérance Dubas, en collaboration avec Annabelle Brouard, a été diffusée les vendredis 18 et 25 avril 2025 dans l’émission Par Ouï-dire à 22 heures sur La Première à la RTBF. Quand le long métrage documentaire Mauvaises Filles de Émérance Dubas est sorti au cinéma en 2022, des spectatrices ont pris la parole pour dire « moi aussi, j’ai connu les internats de rééducation pour filles ». De ces rencontres à travers la France, est née son œuvre sonore Mauvaises filles, des récits de soi. Il s'agit d'une série documentaire radiophonique en sept épisodes, qui dresse les portraits de Yolande, Fatima, Véronique, Janine, Gabrielle, Josette, Françoise et Roselyne de l’après-guerre à nos jours. Comme tant d’autres, elles ont connu les maisons de correction et racontent les traces que ce système répressif a laissées en elles. Des milliers de mineures jugées déviantes ou en danger sont internées par l’État français dans des institutions religieuses jusqu’aux années 1980 dans le but de garantir leur bonne conduite. La charge émotionnelle des récits rend compte des violences familiales et institutionnelles que ces femmes ont subies, mais aussi de leurs actes de résistance. La force du dispositif sonore tient à sa qualité d’écoute de sorte que la parole advienne, intime et puissante. Voici les liens : 1ère partie : https://auvio.rtbf.be/media/par-oui-dire-par-oui-dire-3329282 2ème partie : https://auvio.rtbf.be/media/par-oui-dire-par-oui-dire-3331803
"Signalements", un film diffusé par France2
Tiré d’une histoire vraie, le film réalisé par Eric Métayer retrace le combat d’une femme, Laurence Jambu, pour sauver sa nièce, Karine, de la maltraitance de ses parents. Pour cela elle doit affronter indifférence, hostilité, incompétence ou lâcheté de certains fonctionnaires de l’ASE et de la Justice qui malgré les signalements répétés, maintiennent, contre toute logique, la fillette chez ses parents. Finalement, après des années de lutte, Laurence obtiendra enfin la garde de Karine. Le film est aussi une magnifique histoire d’amour entre Laurence et Karine. Laurence l’aime comme ses propres enfants et Karine le lui rend bien. Pour elle, Laurence est sa vraie maman, et, devenue grande, elle fera tout pour qu’on lui rende justice. https://www.france.tv/series-et-fictions/films-tv/6653921-signalements.html#section-about Disponible jusqu'au 25/05/2025
Emission "Aide Sociale à l’Enfance, République en souffrance", France Inter
Le 21 avril dernier l'émission de France inter "Interception" était consacrée à l'Aide Sociale à l'Enfance. Vous pouvez la retrouver ici. En France, près de 330 000 mineurs sont pris en charge au titre de la protection de l’enfance. 170.000 sont placés dans des structures dédiées, mais les places manquent, même quand il y a urgence. Qu’ils soient juges pour enfants, référents de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), éducateurs, médecins de la PMI ou assistantes sociales, ces professionnels oscillent entre désarroi, fatalité et colère. Ils dénoncent les défaillances d’un système à bout de souffle : manque de place, de structures, de familles d’accueil, manque d’effectif, de travailleurs sociaux, de formation, manque de temps pour accompagner les enfants ou contrôler ceux qui les accueillent, manque d’argent car l’ASE relève des départements, qui n’en font jamais une priorité. En 2022, le gouvernement a rappelé les départements à leurs responsabilités, dans une loi censée améliorer les conditions de repérage, d'accueil et d'accompagnement des enfants relevant de l’ASE. Mais les décrets d’application tardent et on est encore loin d’une réforme en profondeur, comme les professionnels du secteur le réclament. Publicité Et pourtant, les statistiques parlent d’elles-mêmes : un sans domicile fixe sur quatre est passé par l’ASE, 30% des mineurs délinquants sont d’anciens enfants placés. Il y a aussi la mort d’enfants qui auraient dû être retirés de leur famille ou d’adolescentes placées dans des lieux inadaptés, faute de place. Pour empêcher ces tragédies, la loi de 2022 qui commence à être appliquée, prévoit l’accompagnement des 18-21 ans, au lieu d’une sortie sèche des dispositifs à leur majorité. Elle interdit aussi les placements à l'hôtel pour les mineurs. Elle systématise le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et des bénévoles qui interviennent auprès des enfants, car les affaires de maltraitance, de violences sexuelles ont aussi terni l’image de l’ASE. Au point que le recrutement de travailleurs sociaux est devenu un casse-tête, tout comme le renouvellement des familles d’accueil. "Aide sociale à l'enfance, République en souffrance", reportage de Faustine Calmel.
Emission "Magali Panova, itinéraire d’une jeune fille placée"
L'émission de France Inter "Des vies françaises" réalisée par Charlotte Perry, consacre quatre épisodes à "Magali Panova, itinéraire d'une jeune fille placée". Vous pouvez tous les retrouver à l'adresse https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/des-vies-francaises/des-vies-francaises-du-samedi-04-mai-2024-7681237
Emission radio : "Du paternalisme à la privatisation, le choix de la crèche"
L'émission " Entendez-vous l'éco " consacre un épisode sur l'histoire des crèches. La publication de l'enquête “Les Ogres” le 19 septembre par Victor Castanet a défrayé la chronique en dénonçant les dérives des crèches privées en France, en place depuis 2004. 20 ans après, ce livre interroge sur la genèse et l'avenir du « service public » de la petite enfance. Avec Hélène Périvier Economiste à l’OFCE Sciences Po, directrice du programme PRESAGE Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre Catherine Bouve Historienne, maîtresse de conférences à l’Université Sorbonne-Paris Nord, membre du laboratoire EXPERICE Le livre, qui dénonce en premier lieu les cas de maltraitances envers les enfants, s’inscrit dans le cadre d’une polémique présente depuis plus d’un an dans le débat public : ces révélations font en effet suite à celles de deux autres enquêtes incendiaires, “Babyzness” de Bérangère Lepetit et Elsa Marnette, et “Le prix du berceau” de Daphné Gastaldi et Mathieu Périsse. Le signal d’alarme avait été tiré le 22 juin 2022, lorsque l’on apprenait le décès tragique d’un nourrisson à Lyon, empoisonné à la soude caustique par une employée de crèche excédée par ses conditions de travail. Dès le mois de juillet, le Ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe saisissait l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et lui intimait de produire un rapportexhaustif sur la qualité de l’accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches, rendu public en avril 2023. Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale avait aussi été ouverte à cet effet. Nées en 1844, les crèches françaises avaient d’abord pour ambition de discipliner les classes indigentes et de lutter contre la mortalité infantile pour contribuer au développement du capitalisme industriel en plein essor. D’abord dominée par les congrégations religieuses, puis par les médecins, avant d’être intégrée au scope du service public au XXe siècle, “l’institution-crèche” a vu ses raisons d’être et ses fonctions sociales se transformer au gré des évolutions économiques et sociales du pays. Mais ladite institution peine depuis une trentaine d’années à faire face à la demande croissante de places en crèche, ce qui a mené les pouvoirs publics à ouvrir le secteur au privé et à la concurrence en 2004. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/entendez-vous-l-eco/entendez-vous-l-eco-emission-du-lundi-23-septembre-2024-1549139
Exposition "Dessins d’enfants en temps de guerre", le 10.11.2025 au Musée National de l’Education
En avril 2025, des « dessins et écrits d’enfants en temps de guerre en Europe (1915-1950) » ont été inscrits au registre « Mémoire du monde » de l’Unesco. Ils proviennent de 17 institutions de 8 pays d’Europe et du Canada. Parmi eux, 297 dessins des collections du Munaé réalisés par des jeunes filles de 14 à 16 ans fréquentant le cours complémentaire. Leur professeure, Adrienne Jouclard, était également artiste peintre. Après une conférence sur l’inscription au registre « Mémoire du monde », une visite des réserves permettra de découvrir quelques dessins du fonds Jouclard. Une présentation faite par Kristell Gilbert, documentaliste au Munaé et porteuse du dossier de candidature à l'Unesco, le lundi 10 novembre 2025 à 15H, au centre de ressources, 6, rue de Bihorel, 76000 Rouen. Pour réserver, rendez-vous sur le site internet.
Exposition "Enfants et Alcool", Musée National de l’Education ( Rouen)
Du 10 avril 2026 au 4 janvier 2027 le Musée National de l’Education (Munae) présente "Enfants et alcools : normes, éducation, prévention", une exposition qui revient sur les représentations sociales liées à l’alcool, du XIXème au XXIème siècle : de l’acceptation à la prévention en passant par l’éducation « antialcoolique ». Elle s’appuie sur une large typologie d’objets issus des collections du musée agrémentés de prêts de collections particulières. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Munae.
Exposition sur l’Enfance protégée dans l’Oise du 18ème au 20ème siècle
Pour découvrir toute l’histoire autour de la Protection de l’Enfance, les Archives départementales de l’Oise proposent du 28 octobre 2024 au 27 juin 2025 une exposition inédite baptisée « L’Enfance protégée dans l’Oise du 18ème au 20ème siècle ». https://actu.oise.fr/actualites/exposition-lenfance-protegee-dans-loise-du-xviiieme-au-xxeme-siecle-78751
Exposition « Enfants en guerre, guerre à l’enfance ? De 1914 à nos jours » (20 novembre 2024-15 mars 2025)
La Contemporaine (Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains) inaugure sa nouvelle exposition « Enfants en guerre, guerre à l’enfance ? de 1914 à nos jours » le 20 novembre 2024, journée internationale des droits de l’enfant. Jusqu’au 15 mars 2025, elle propose d’interroger les expériences de guerre enfantines du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, à partir de trois cents pièces issues de ses collections et de collections françaises et étrangères. Présentée dans le nouveau bâtiment de la Contemporaine, l’exposition s’attache autant à montrer les enfants comme des victimes que comme des acteurs et actrices à part entière de l’histoire, afin de penser également les temps de guerre en termes d’émancipation, d’opportunités et de capacité d’action. L’entrée est libre et gratuite, et des visites guidées sont proposées. Dates : 20 novembre 2024-15 mars 2025 Lieu : Campus de l’Université Paris Ouest Nanterre (plan) Inauguration : le 24 novembre 2025 Informations et programme Publication : catalogue éponyme aux éditions Anamosa
Festival du film social - 25ème édition
La 25ème édition du festival du film social aura lieu du 13 au 16 octobre prochain dans plusieurs villes en France. L'occasion d'aller voir ou revoir le film sur les "Oubliés de la Belle Etoile" réalisée par Clémence Davigo. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site du festival du film social.
Inauguration de l’exposition "Mers, avions, navires. La traversée de la Méditerranée racontée par de jeunes exilés", mardi 10 juin, 16H30, centre d’exposition de Savigny sur Orge
L'inauguration de la nouvelle collection de l'exposition permanente et de l'exposition temporaire : "Mers, avions, navires. La traversée de la Méditerranée racontée par les jeunes exilés" au centre d'exposition historique Ferme de Champagne aura lieu le mardi 10 juin à 16H30 en présence de Frédérique Botella, Directrice générale de l'Ecole nationale de la protection judiciaire de la jeunesse et de Caroline Nisand, Directrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Un hommage sera rendu à Jacques Bourquin, ancien éducateur et directeur de service à la PJJ, fondateur de l'AHPJM et l'un des créateurs du centre d'exposition historique. Merci de confirmer votre présence par retour de courrier électronique à : direction.enpjj-roubaix@justice.fr L’exposition Mer, Navires, Avions. La traversée de la Méditerranée racontée par de jeunes exilés coordonnée par Mathias Gardet est présentée dans le cadre des programmes de recherche R-EVE (Réfugier-Enfance, Violence, Exil), PluMA-MNA. Elle est portée par plusieurs unités de recherche (CAK-CELIS-CEPED-CRHIA-DILTEC-IHTP-IRD-ENPJJ/SRD) et le centre d’exposition historique Enfants en Justice de l’ENPJJ. Elle aura lieu du 1er juin 2025 au 31 mai 2026 dans l’espace des expositions temporaires du CEH. À la fois ludique, humaniste, scientifique et artistique, l’exposition est conçue en trois escales : – La première escale est imaginée à partir de dessins, de rédactions et d’entretiens de jeunes Algériens nés dans les décennies 1930-1940 et arrivés en Métropole entre les années 1946 et 1962. La collection a été repérée par Mathias Gardet dans les dossiers judiciaires des centres d’observation de Savigny sur Orge (Essonne) et de Chevilly-Larue (Val-de-Marne). Des psychologues y avaient inventé un dispositif d’une « fausse classe » pour faire subir aux enfants et aux adolescents des tests psychologiques. Ceux-ci ouvrent leur cœur, leurs souvenirs, leurs joies et leurs peines. Leur passé et leur présent. Ils racontent la traversée de la Méditerranée bien évidemment. Pour la dire, ils dessinent, notamment des bateaux, des avions, écrivent des rédactions ou esquissent, sous forme de cartes, une drôle de géographie. Conception graphique : Mathias Gardet et Arnaud Miceli. – La deuxième escale propose un parcours de ces enfants et jeunes exilé.e.s dans la littérature contemporaine, entre témoignage, recherche et création. Elle montre comment la dynamique de ces « scènes d’intervention » dans la cité permet de définir une forme de « littérature-refuge ». Les textes littéraires sont cités, commentés, illustrés et accompagnés de différentes ressources iconographiques et archivistiques : en particulier, en « coulisses », l’escale est enrichie par des extraits de l’émission Faratanin Fraternité́ animée par de jeunes exilé.e.s (Radio Campus Clermont-Ferrand), de portraits vidéo réalisés avec des étudiant.e.s de l’université Clermont Auvergne, du documentaire Dessiner malgré́ tout réalisé́ dans un camp de réfugiés syriens au Liban (ERMs), du documentaire Je ne connais pas le désert réalisé́ par l’Université́ Clermont Auvergne au squat 5***** à Clermont-Ferrand avec des étudiant.e.s et des mineurs non accompagnés. Une escale présentée par Maria de Los Angeles Hernandez Gomes (université de Grenade, Celis/Ihtp), Lila Ibrahim-Lamrous (université Clermont Auvergne, Celis), Catherine Milkovitch-Rioux (université Clermont Auvergne, Celis/Ihtp) et Nathalie Vincent-Munnia (université Clermont Auvergne, Celis). Conception graphique : Arnaud Miceli. – La troisième et dernière escale est issue d’une recherche collaborative, Plurilinguisme, Mobilités et Apprentissages (PluMA-MNA), réunissant des professeurs techniques et des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ainsi que des chercheuses en sciences du langage, Michelle Auzanneau, (CEPED-Université Paris Cité, Institut Convergences Migrations), Françoise Hickel (École Nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse, DILTEC) et Malory Leclère (DILTEC-Université Sorbonne Nouvelle). L’objectif de cette recherche a été d’étudier les répertoires langagiers et les pratiques langagières de MNA suivis à la PJJ, en relation avec leurs environnements passés, présents ou à venir. Il s’agit de prendre en compte leurs déplacements, leurs situations et leurs savoirs dans l’élaboration de propositions didactiques. La cartographie participative, le dessin et la chanson sont des outils de travail et de médiation pour cette équipe de chercheuses et de professionnels dont le principe partagé est d’éduquer tout en prenant soin. Les œuvres exposées ont été produites par de jeunes Algériens au cours d’un atelier de français langue étrangère et d’un atelier musique au sein d’une unité d’insertion de la PJJ, en région parisienne. Conception graphique : Malory Leclère, Horia Hammami, Kelcom.
L’exposition thématique « La justice des enfants fait son cinéma » joue les PROLONGATIONS (jusqu’en mars 2024)
Le centre d’exposition « Enfants en justice » propose une nouvelle exposition temporaire dédiée aux liens que la jeunesse entretient avec le cinéma, à la question de la délinquance juvénile et de son traitement sur les écrans de cinéma depuis 1900 jusqu’au début du 21ème siècle. L’exposition "La justice des enfants fait son cinéma 20ème et 21ème siècles" a été inaugurée le 13 juin 2023 accueillant une centaine de personnes pour l’évènement. Vernissage et présentation Notre MULTIPLEX offre une visite autour de 5 salles*. De Les Quatre cents coups à La Haine, des pop-corn au projecteur des années 30 à l’école de préservation de Doullens, de Simone Signoret à Marlon Brando, voici quelques clichés pour un avant-goût. Pour découvrirl’argumentaire et le le teaser L’exposition temporaire propose des visites jusqu’en mars 2024.
Podcast "Encadrer la jeunesse, une histoire" (le Cours de l’Histoire, France Culture)
Le Cours de l’histoire consacre sa rentrée à la jeunesse et à son encadrement. Adolescents, bacheliers, minots, comment les sociétés éduquent-elles leur jeunesse - de gré ou de force - pour la faire entrer dans les lignes ? Après la discipline spartiate antique, les bachelleries médiévales, deux émissions sont consacrées à la période contemporaine. 1) Avec l’histoire de la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer, questionnant le large spectre de l’éducation à la correction, il s’agit de mettre à jour comment la Troisième République œuvre au redressement de ses « petits criminels » en compagnie de Julien Hillion et Véronique Blanchard. 2) Elles sont pédagogues, psychanalystes, directrices de foyer… Qui sont ces femmes devenues des professionnelles de l’enfance à l’aube du XXe siècle ? Amélie Nuq, Karine Salomé, Camille Jaccard et Victoria Afanasyeva s’intéressent aux parcours de celles qui ont fait de l’instruction des enfants leur métier. (voir le numéro spécial de La Revue d’Histoire de l’Enfance Irrégulière, RHEI, août 2023) Le Podcast
Podcast : "mauvaises filles, des récits de soi", avec Emérance Dubas, Annabelle Brouard et David Niget
Dans le cadre du "Mois du genre"* à l'université d'Angers, du 2 au 31 mars une écoute du podcast " Mauvaises filles, récits de soi" sera proposé le mercredi 11 mars à 18H, à l'École supérieure d'art et de design - TALM (72 rue Bressigny), en présence des réalisatrices Émérance Dubas et Annabelle Brouard et de l'historien David Niget. Programme *Le "Mois du genre" est une manifestation imaginée par le programme de recherche GEDI (GEnre et DIscriminations sexistes et homophobes) et désormais portée par l’Université d’Angers (UA) et sa mission Égalité. Elle constitue la pierre angulaire des politiques « égalité » de l’Université d'Angers.
Projection du film "Inconnu, présumé français", de Philippe Rostan, au Musea (Angers)
Dans le cadre de l'exposition"Comme des rayons différés d’une étoile : photos d’Eurasiennes rapatriées en France (1947-2020) au Musea (Musée virtuel sur l’histoire des femmes et du genre), aura lieu la projection du film de Philippe Rostan « Inconnu, présumé français » sur le sujet tabou des enfants nés pendant la guerre d'Indochine d'une mère vietnamienne et d'un père inconnu présumé français. Quand : Le 6 décembre 2023 : 15h30-18h00 Où : Campus de Belle-Beille, Université d’Angers
Radio : "Nourrices, quand les filles des champs veillent sur les enfants des autres" ( France Culture, le Cours de l’Histoire)
La série "Mondes ruraux, une histoire de femmes" de l'émission "Le Cours de l'Histoire", consacre un épisode aux nourrices, avec l'historienne Clyde Plumauzille. "La pratique nourricière est attestée dès le bas Moyen Âge dans toute l’Europe. Au 18ᵉ siècle, c’est en France que le marché nourricier se distingue par la forte disponibilité des femmes dans les mondes ruraux. D’un côté, les nourrices "sur lieu" migrent dans les grandes villes, afin d’allaiter les nourrissons des foyers bourgeois et aristocratiques. De l’autre, les nourrices "sur place" accueillent chez elles à la campagne des enfants de la petite bourgeoisie, d’artisans et d’ouvriers. Ces nourrices proviennent principalement des classes populaires rurales. Leur travail constitue une ressource économique vitale dans des régions où l'agriculture ne permet pas aux habitants et habitantes de subvenir entièrement à leurs besoins. "À la fin du 19ᵉ siècle, on estime que 10 % des nourrissons sont mis en nourrice à l’échelle de la France. Dans les grandes villes, c'est en général entre un et deux tiers des nourrissons qui sont confiés. [...] Chaque année, une centaine de milliers de femmes s'occupent des enfants des autres. C'est un phénomène central qui explique comment ont tenu les sociétés industrielles. Cela a permis de libérer le travail des femmes des villes et de rémunérer celui des femmes des champs", souligne l'historienne Clyde Plumauzille, chargée de recherche au CNRS." Un épisode à écouter ou réécouter sur France culture
Radio : « Albertine Sarrazin : la braqueuse écrivaine » (Affaires sensibles, France Inter)
L’émission "Affaires sensibles" raconte le destin hors du commun d’Albertine Sarrazin, une braqueuse devenue écrivaine à succès au milieu des années 1960, morte prématurément avant ses 30 ans. L’historienne Véronique Blanchard, spécialiste de l’histoire l’enfance en justice et plus particulièrement de celle des jeunes filles de l’après guerre relate combien Albertine Sarrazin, intrépide, éprise de liberté et exceptionnellement douée, brave tous les interdits qui pèsent sur les jeunes filles et ose assumer ses désirs à contre courant de la réprobation sociale dominante. A écouter et réécouter
Radio « Protection de l’enfance : des histoires du quotidien » ( Emission LSD, France Culture )
L'émission LSD ( La Série Documentaire) propose une série en 4 épisodes sur la protection de l'enfance. De la cellule de recueil d'informations préoccupantes à la vie dans les foyers, cette série donne la parole aux professionnel.les, enfants et adolescent.es passé.es par l'aide sociale à l'enfance, loin des clichés et des drames qui font souvent la Une de reportages sensationnalistes. Le dernier épisode revient sur l'histoire de la protection de l'enfance, et fait intervenir l'historien Antoine Rivière. Retrouver les épisodes sur le site de France Culture
Reportage France Info : "Affaire Bétharram : depuis quand les violences physiques ne sont plus tolérées à l’école en France ?"
Accusé de ne pas avoir agi dans l’affaire Bétharram, François Bayrou peut compter sur le soutien de son camp. Concernant les violences physiques perpétrées au sein de l’institution, le chef des députés MoDem, Marc Fesneau, est monté au créneau. La suite surle site de France Info.
Sortie cinéma : "Les Oubliés de le belle Etoile" à partir du 12 février
Le documentaire "Les Oubliés de la belle étoile" sort au cinéma le 12 février. Synopsis En Savoie se situait le centre de redressement La Belle Étoile, tenu par l’abbé Garin. Dédé, Michel et Daniel y ont séjourné enfants dans les années 50 et 70, et y ont été battus, humiliés, affamés, détruits. Avec la complicité de la réalisatrice Clémence Davigo, ils se réunissent enfin pour briser le silence. Une épopée bouleversante sur le chemin de la mémoire et de la justice. https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/jeunesse/les-oublies-de-la-belle-etoile